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Sophie et Lou

Sophie et Lou, en couple, sont propriétaires et viennent juste de finir de rembourser leurs crédits immobiliers. Elles ont aujourd’hui 39 et 48 ans et aimeraient maintenant pouvoir placer leur argent pour augmenter leur capital et en profiter.

Leur problème : Sophie et Lou pensent à placer leur argent en bourse, mais elles savent qu’elles ne sont pas des professionnelles de la finance. Elles se demandent si la bourse est vraiment la bonne solution ?

Le cas de Sophie et Lou vous aide à : placer pour faire fructifier son argent

Une fois les emprunts remboursés, on se sent plus léger : fini les obligations ! Et on se sent plus libre de reprendre en main notre épargne. Mais investir en bourse, c’est un peu sauter dans le grand bain. Cela se prépare !

Sophie : Tu te rends compte mamie, nous avons en-fin fini de rembourser notre crédit. Cela faisait 15 ans que nous devions toujours nous limiter pour assurer le remboursement. Maintenant, à nous les vrais projets !

Susan : Sweet darling, investissez donc votre argent dans l’immobilier ! Maintenant que votre toit est assuré et que vous avez remboursé vos dettes, c’est le moment idéal ! 

Sophie : Vraiment ? Nous pensions avec Lou regarder du côté de la bourse…

Susan : Mais n’allez pas vous embêter avec la bourse ! Si tout le monde s’intéresse à la pierre, c’est qu’il y a bien une raison. Et puis, le locatif vous permettrait d’avoir des revenus complémentaires quand vous arriverez au moment de la retraite.

On fait le point

Il faut croire que l’immobilier est souvent un conseil d’un autre temps ! La grand-mère de Sophie n’est pas la seule à inciter à investir dans la pierre. Mais malgré ses arguments, l’immobilier ne se révèle pas être le meilleur choix pour Sophie et Lou. Pourquoi ? Investir son argent uniquement dans l’immobilier, c’est prendre le risque de tout miser sur un marché et sur une certaine forme de rendement. Je ne cesserais jamais de le dire : la diversification est de mise ! En plus de cela, elles pourront atteindre les mêmes rendements en choisissant un bon placement.

Investir en bourse est une solution en effet plus prometteuse. Pleine de promesse oui, mais aussi à faire avec beaucoup de minutie. En achetant et revendant des titres sur les marchés financiers, leurs investissements leur permettront à la fois de recevoir des revenus (les dividendes des sociétés dont elles achètent des actions) et également de profiter de plus values (si elles vendent les titres plus cher qu’elles ne les ont achetés sur le marché). Revenus et plus values peuvent rapporter gros.

Elles peuvent choisir de se lancer de manière autonome ou accompagnées par des professionnels. En France, on comptait 3,67 millions d’investisseurs individuels, soit 22 % en plus par rapport à 2016 (Source : Etude Kantar TNS pour le compte de l’AMF). Si Sophie et Lou ne se sentent pas encore suffisamment en confiance pour se lancer seules,  elles doivent alors rechercher des conseillers en investissements financiers, des CIF. Autre option, elles peuvent suivre des formations en ligne, comme par exemple le MOOC “Objectif Bourse” lancé par BNP Paribas, Euronext, Bourse Direct et la Fédération des investisseurs individuels et des clubs d’investissements. 

Dans tous les cas, elles auront d’abord besoin de déterminer leurs objectifs, en fonction de leurs propres conditions. Pour Sophie et Lou, l’objectif est d’augmenter leur capital. Un projet qui tombe à pic, au moment où l’on commence généralement à préparer sa retraite et anticiper la suite. Pour y répondre au mieux, elles doivent pouvoir répondre à des questions basiques comme :

  • De combien disposons-nous pour nous protéger des imprévus (accidents, pertes d’emploi, etc.) ?
  • Combien avons-nous besoin d’économiser pour les dépenses importantes et récurrentes ?
  • Quelles sont nos dépenses quotidiennes (logement, nourriture, transports, santé, loisirs, etc.) ?

Car oui : investir en bourse à 25 ans n’est pas la même chose qu’investir à 50 ans ! Mais il y a des conseils qui restent toujours les mêmes…

Depuis la crise financière de 2007, les français boudent davantage la bourse. Mais le nombre d’actionnaires particuliers est en progression entre 2016 et 2018, pour quasiment atteindre les 4 millions au 4ème trimestre 2018. Même si on n’a pas encore proclamé la ruée vers la bourse, une tendance positive se dessine pour la première fois dans la décennie !

Source : Pa­nel SoFia de l’Institut Kantar TNS

S’il n’y avait qu’un mot à retenir : diversification

La première chose à toujours garder en tête est qu’investir avec succès, c’est comme les deux faces d’une même pièce : d’un côté des convictions solides et de l’autre la maîtrise de ses émotions. 

En premier lieu, Sophie et Lou doit savoir ce pourquoi elles investissent et choisir les classes d’actifs les plus appropriées à leurs objectifs. Elles veulent certes augmenter leur capital, mais cela pourrait être pour investir de l’argent mis de côté, pour compléter des revenus, réduire ses impôts, etc. Elles peuvent se faire conseiller sur les bons titres financiers à acheter : leurs taux de retour sur investissement, leurs conditions de revente, les durées d’investissement, etc. 

De l’autre côté, la maîtrise des émotions est tout aussi essentielle. Investir en bourse, c’est faire des choix parfois difficiles à prendre. Notamment lorsque l’on est deux et que la décision doit être la bonne pour deux. C’est justement pour cela que les objectifs doivent être clairs dès le départ pour Lou et Sophie, quitte à se faire une feuille de route. J’ajouterai qu’il est conseillé de ne jamais réagir à chaud et de toujours garder patience…

Une fois embarquées sur la rampe de lancement de l’investissement en bourse, Sophie et Lou devront se faire conseiller sur la meilleure stratégie de diversification. Vous allez me dire que je radote… mais la diversification est le maître-mot pour qui veut bien maîtriser ses placements et atteindre un objectif de rentabilité intéressant ! Si elles discutent avec d’autres épargnants, Sophie et Lou se rendront vite compte qu’une majorité recherche un portefeuille équilibré, avec des titres variés. Qu’elles demandent à Peter (p XX) qui se lance dans l’investissement dans les cryptomonnaies. La logique est exactement la même ! La diversification permet de répartir les risques en cas de variations des marchés boursiers. Toutes les classes d’actifs, parmi lesquelles nos amoureuses vont choisir, ne performent pas de la même façon au même moment. Si vous êtes en train de visualiser des courbes en montagnes russes, vous n’êtes pas loin… Résultat des courses : diversifier ses investissements permet de répartir les risques en cas de baisses des marchés financiers. 

Vous reprendrez bien quelques conseils supplémentaires ?

Sophie et Lou auront toujours intérêt à investir dans la durée. Elles feraient une erreur de considérer  l’investissement en bourse comme un placement court terme ! Même si à notre échelle, nous pourrions penser que les périodes hausse et baisse sur les marchés financiers sont tout aussi longues, ce n’est pas le cas. En moyenne, les périodes de hausse sont plus longues. Et pour exemple : entre 1986 et 2016, sur les marchés d’actions en Europe, on a pu compter 287 mois de hausse contre 75 mois de baisse. 

Alors pas de précipitation en cas de baisse et on garde son sang froid : vendre en période de baisse est toujours une mauvaise stratégie ! Et même si la tentation de tout vendre est là, la hausse ne devrait pas tarder à revenir. Il vaut mieux privilégier la constance. Et en cas de doute, il ne faut pas hésiter à se faire conseiller.

Chi va piano va sano… La locution latine se prête parfaitement à l’investissement en bourse : l’investissement régulier sur le long terme permet de se constituer une épargne tout en douceur en amortissant les variations des marchés. 

Justement, en parlant de fluctuation des marchés financiers… Il faut garder en tête ses objectifs et toujours chercher à maîtriser ses émotions ! Pas la peine de tout vendre sur un coup de tête pour tout replacer sur son Livret A. 

Parmi les mauvaises expériences, méfiez-vous des périodes trop pessimistes et des périodes trop optimistes. En période de crise, contrairement à ce que l’on pense, il vaut mieux acheter (remarquez comme les articles de plage sont soldés à la rentrée) et en période positives, il vaut mieux vendre (avez-vous déjà vu des maillots de bains soldés en juillet et août ?).

Et sinon dans quel produit investir ?

Patience, patience ! Pour Sophie et Lou, leur stratégie de diversification peut se composer d’un mix d’unités de comptes en ETF et SICAV. Vous voilà bien servis avec des termes comme ceux-ci… 

Reprenons les choses dans l’ordre : les unités de compte permettent d’investir de l’argent sur les marchés boursiers, sans avoir à passer par des actions ou des obligations. Autrement dit, cela permet d’éviter à acquérir une fraction du capital d’une entreprise (les actions) ou une fraction d’un emprunt de valeur mobilière (les obligations). Les unités de compte sont des supports d’investissement qui permettent d’épargner sur des fonds assez variés, dont font partie les ETF et SICAV.

Commençons par les ETF, autrement dit les Exchange Traded Funds, ou trackers. Ces trackers permettent d’investir sur un ensemble d’actions qui compose un indice, en n’achetant qu’un seul titre. Cela permet de diversifier ses investissements, tout en étant accessibles. En investissant quelques dizaines ou centaines d’euros, il est tout à fait possible d’avoir un portefeuille aussi diversifié que ceux des investisseurs experts. Parmi les trackers les plus connus, on retrouve ceux des grands indices des places boursières (comme le CAC 40 ou le Dow Jones), des trackers spécialisés par secteurs d’activités (santé, high-tech, etc.), par matière première (or, argent, blé, etc.), par zone géographique (Europe, US, etc.), ou encore par type de types de société (ETI…). Les EFT s’achètent auprès d’intermédiaires financiers qui s’occupent des ordres de vente et d’achat.

SICAV : un autre sigle barbare ! Encore une fois, pas de panique à avoir. L’essentiel est de retenir que ces outils d’investissement servent avant tout aux souscripteurs – comme Sophie et Lou – à investir sur les marchés financiers sans la charge d’une gestion quotidienne. Sicav veut dire “Société d’Investissement à CApital Variable”  : ce placement fait partie des Organismes de placements collectifs, où une multitude d’investisseurs investissent indirectement dans des valeurs mobilières. Il y a donc moins de risques puisque la baisse d’une action peut être facilement compensée et que la diversification est plus grande. Vous me suivez toujours ?

La bourse, c’est beaucoup de titres financiers aux noms parfois peu lisibles mais surtout l’avantage d’une grande liquidité. Sophie et Lou pourront sortir de leurs investissements très rapidement si elles changent de décision ou si elles besoin de disposer rapidement de leur capital investi. Elles trouveront toujours un investisseur prêt à acheter leurs parts. Avec de l’accompagnement et une diversification maîtrisée, elles pourront contrebalancer des fluctuations de marchés parfois brusques. 

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Investir en bourse ne veut pas dire se jeter dans la gueule du loup ! Comme bon nombre de placements, il s’agit surtout de définir ses objectifs et de choisir les titres financiers adaptés à son profil. Les risques sont maîtrisés si la diversification des placements est assurée et si les émotions sont contrôlées. 

Pour Sophie et Lou, investir dans des ETF et des SICAV en étant accompagnées peut les aider à se construire une épargne intéressante dans le temps.

  • Un bon investisseur en bourse reste informé et doit toujours avoir accès aux données en temps réel : rien de mieux qu’une application d’informations financières comme celle de Bloomberg pour ne rien louper et être prêt à la décision.
  • Pour suivre les valeurs boursières des places boursières européennes, le mieux est de se référer à Euronext. Leur application mobile permet de connaître le cours des indices et d’accéder à une analyse détaillée des marchés financiers.

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