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Jean Luc

Jean-Luc a 43 ans. Il est médecin spécialiste depuis une vingtaine d’années, ses revenus lui permettent un train de vie très confortable. 

Son problème : l’impact de ses revenus sur ses impôts est conséquent. Il est à la recherche de solutions de défiscalisation : son banquier lui a conseillé l’immobilier, mais Jean-Luc aimerait se tourner vers des placements plus rapidement rentables et faciles à maîtriser.

Le cas de Jean-Luc vous aide à : défiscaliser des revenus importants

Lorsque le montant de l’impôt sur le revenu est trop important, se pose la question de l’optimisation de son imposition ! Il existe plusieurs moyens de défiscaliser son impôt sur le revenu : les investissements immobiliers et les placements financiers ! Mais pas n’importe lesquels…

Ce qui se dit

Géraldine : Mon Jean-Luc, j’ai l’impression que tu n’arrêtes jamais avec tes patients…

Jean-Luc : Je me donne à 200 % ! Alors forcément j’ai les revenus qui vont avec, seulement j’ai l’impression de ne pas pouvoir en profiter. Tout le monde doit payer des impôts, je le sais bien. Mais il doit bien exister des moyens pour diminuer mes impôts ! 

Géraldine : Mon petit-fils, tu peux financer des associations ! Tu sais bien que tes dons sont déductibles. En faisant une bonne oeuvre, tu peux réduire tes impôts. 

Jean-Luc : Oui mamie, le caritatif peut être un à-côté, mais je ne pense pas que cela me permettra de véritablement réduire mes impôts !

On fait le point

La situation de Jean-Luc, c’est le serpent qui se mord la queue ! Un cercle vicieux sans fin car, plus il gagnera de l’argent, plus les prélèvements se feront sentir. Qu’il se rassure, son profil rentre parfaitement dans les cases : il a moins de 45 ans, bénéficie d’un patrimoine financier important et n’a pas besoin de liquidités. Il est le candidat idéal pour des produits de défiscalisation.

Contrairement à ce que lui suggère sa grand-mère, défiscaliser ne se résume pas à des dons déductibles des impôts. Malgré tout, la logique est la même : investir pour payer moins d’impôts ensuite. N’allez pas vous imaginer que défiscaliser est une pratique de l’ombre ou quelque chose de mal vu ! La défiscalisation fonctionne grâce à des dispositifs tout à fait légaux et reconnus. Il existe des solutions déductibles des revenus imposables, des solutions permettant des crédits d’impôts (pour la garde d’enfants ou des travaux d’amélioration énergétique par exemple) ou encore des solutions pour réduire les impôts sur le revenu. 

Pour défiscaliser, Jean-Luc va devoir accepter un certain niveau de risque, c’est-à-dire investir dans des produits immobilisés entre 7 et 10 ans, qui lui donnera droit à une réduction d’impôts. La bonne nouvelle, c’est qu’il peut le faire en créant une vraie valeur : en soutenant l’économie réelle et les PME par exemple. C’est le chemin que le pays souhaite faire emprunter à aux investisseurs. De quoi donner plus de sens à sa défiscalisation ! Et cela tombe bien, car ces méthodes de défiscalisation ne sont pas réservées aux experts en épargne.

En 2017, 137 000 particuliers ont défiscalisé une partie de leurs revenus : au total, ils ont placé 1 084 millions d’euros, avec en moyenne 7940 euros alloués aux FIP et FCPI.

Source : Association française de la gestion financière (AFG) et association des investisseurs pour la croissance, France Invest

Faire le choix de l’économie locale

Avoir un impact concret sur le territoire et le tissu économique local ? Jean-Luc qui rencontre des dizaines et des dizaines de patients par jour s’intéresse forcément à ce qui se passe autour de lui. Les FIP, Fonds d’investissement de proximité, devraient eux-aussi l’intéresser…

Créés en 2003, les FIP permettent d’investir dans des petites et moyennes entreprises : le niveau de risque est certes important mais il est compensé par une réduction d’impôt sur le revenu non négligeable ! Si l’on parle “d’investissement de proximité”, c’est que 70 % des fonds investis sont composés de titres de PME régionales, non cotées en bourse. Une belle action pour des jeunes entreprises en développement. Les 30 % restants sont des produits choisis par les sociétés de gestion de fonds.

Les FIP répondent parfaitement aux attentes de Jean-Luc, car elles permettent de réduire ses impôts sur le revenu (ce sont bien ses revenus qui lui coûtent si cher). Cette défiscalisation est immédiate, à savoir l’année suivant le versement des revenus. En contrepartie, il devra conserver ses parts dans le FIP pendant au moins cinq années et ne pourra pas retirer une partie ou la totalité de son investissement durant la durée du contrat. Ce n’est pas un problème pour Jean-Luc dont l’objectif est bel et bien de défiscaliser (et non de se constituer une épargne disponible à tout moment).

Combien Jean-Luc peut-il espérer retirer d’un placement dans un FIP ? C’est très simple, l’avantage fiscal dépend du type de FIP. Il en existe trois : le FIP classique dont le pourcentage de l’avantage fiscal est de 18 % ; et le FIP Corse et Outre-Mer dont l’avantage fiscal est de 38 % des sommes versées, net de frais. 

Mais attention, les avantages fiscaux (vous entendrez aussi parler de “niches fiscales”) sont plafonnés : le montant des avantages fiscaux dont vous pouvez bénéficier chaque année pour l’impôt sur le revenu n’est pas illimité ! Pour le FIP classique, le plafonnement est de 10 000 euros pour tous les foyers fiscaux en 2019, quel que soit le niveau de leur revenu imposable ; il est de 18 000 euros pour le FIP Corse et Outre-Mer. Le plafonnement est le même que pour les FCPI, Fonds Communs de Placements pour l’Innovation.

Jean-Luc doit également bien garder en tête que la contrepartie d’un produit comme le FIP est un niveau de risque élevé : il peut perdre une part de son capital, parfois même plus que l’avantage fiscal qu’il en retire ! Donc, comme toujours, pas de précipitation et de décision hâtive.

Quand défiscalisation rime avec innovation

Une autre solution pour la défiscalisation de Jean-Luc ? Les FCPI, c’est-à-dire les Fonds Commun de Placements pour l’Innovation. En investissant dans un FCPI, Jean-Luc s’assure de placer 70 % des fonds dans des titres de sociétés dites innovantes. Innovation ne voulant pas toujours dire la même chose pour tout le monde, des critères bien précis ont été listés : les entreprises qui peuvent bénéficier de ces apports doivent consacrer au minimum 15 % de leurs charges en R&D (recherche et développement) et avoir la qualification “entreprise innovante”, attribuée par la Banque Publique d’Investissement. 

Comme les FIP, les FCPI sont des placements risqués : ils nécessitent également de garder ses parts pour un minimum de cinq années, contre une déduction de 18 % du capital investi. Le plafonnement est le même que pour les FIP. Là encore, Jean-Luc peut bénéficier de la déduction très rapidement. Et cerise sur le gâteau : les dividendes et potentielles plus-values de ses parts de FCPI sont exonérés eux-aussi (même si soumis aux prélèvements sociaux). 

Mais alors, quelle est la véritable différence entre les FIP et les FCPI ? Une question que la plupart des investisseurs posent. Sur la forme, les deux fonds proposent le même pourcentage d’exonération et engagent sur un niveau de risque similaire le capital de l’épargnant. La seule différence est donc bien sur le fonds : le FIP finance des petites et moyennes entreprises de proximité, tandis que les FCPI permettent d’investir dans des entreprises innovantes. Il faut ajouter que le potentiel de croissance des FCPI est réputé plus important. En contrepartie, si l’on s’en tient aux secteurs d’activités des entreprises financées, on peut penser que les FCPI présentent un risque plus important que les FIP. Du reste, libre à Jean-Luc de voir sur quels types de structure il préfère investir, en fonction de ses envies !

Pour les investisseurs avertis

Jamais deux sans trois ! Un autre placement intéressant semble convenir au profil de Jean-Luc. Il s’agit du FCPR, le Fonds Commun de Placements à Risque. Dites-vous que si les deux premiers placements conseillés sont à suivre avec beaucoup d’attention, celui-ci demande un niveau de vigilance encore supérieur.  Il est d’ailleurs interdit aux professionnels qui gèrent ce type de fonds de faire de la publicité pour attirer de potentiels investisseurs.

Ce fonds d’investissement est collectif : il est alimenté par les capitaux de plusieurs épargnants qui possèdent chacun des parts. Tous les capitaux récupérés sont investis dans des opérations dites de capital-risque, dont 50 % minimum se font dans des entreprises non cotées en bourse. Lever les capitaux nécessite plusieurs mois, si ce n’est une année ou deux. Et qui dit niveau de risque élevé, dit encadrement par des régulateurs (ici l’Autorité des Marchés Financiers).

Tout comme les FIP et FCPR, les investissements réalisés dans les FCPR ne peuvent être récupérés avant la fin du contrat, généralement cinq ou dix ans. Et plus la durée du fonds est longue, plus la fiscalité est avantageuse. La contrepartie est bien sûr des plus-values intéressantes : les 50 % minimum placés dans des sociétés non cotées affichent de très bonnes performances.

Si Jean-Luc souhaite se tourner vers ce type de placements, il a tout intérêt à se faire accompagner pour mesurer son niveau de risque et ne pas s’exposer à la perte de son capital de départ, si ce n’est plus. 

Dans un premier temps, ce n’est peut-être pas dans des FCPR qu’un épargnant novice devrait défiscaliser, de risque d’y perdre. 

Jean-Luc a le choix entre plusieurs placements pour bénéficier d’exonérations sur ses revenus : notamment les FIP et FCPI. Dans tous les deux cas, il fait une pierre deux coups ! En défiscalisant et en ayant une action concrète en faveur de l’économie réelle (PME, entreprises innovantes ou non cotées). A lui de mesurer le niveau de risque acceptable et de se faire accompagner !

  • Sur le site du Gouvernement, il est possible de faire une simulation pour connaître le montant de ses impôts et voir comment les réduire.
  • Les dossiers spéciaux du magazine Le Revenu : guettez les numéros de fin d’année, vous y retrouverez tous les conseils des professionnels sur les meilleures pratiques de défiscalisation, et les taux à jour. 
  • N’hésitez pas à faire régulièrement quelques recherches sur les produits comme les FIP ou FCPR, qui sont parfois soumis à de nouvelles régulations.

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