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Florence

Préparer l'avenir de ses enfants avec Florence

Maman célibataire de 32 ans, Florence fait tout pour combler les besoins de son fils de 5 ans. Elle n’a que peu de ressources. Sa banquière lui a proposé d’ouvrir un Livret A pour préparer l’avenir de son fils, et notamment prévoir ses études.

Son problème : Florence se demande si elle doit suivre le conseil de sa banquière et s’il n’y a pas plus malin que la méthode classique du Livret A pour son fils ?

Le cas de Florence vous aide à : financer l’avenir et les études de vos enfants

Lorsque nous devenons parents, il est normal d’avoir envie de protéger nos enfants. Prendre les choses en main dès leur plus jeune âge permet d’assurer les premières grosses dépenses : études, déménagement, etc.

Ce qui se dit

Lydia : Quel avenir prépare-tu pour ton petit ? Tu lui as ouvert un Livret A comme te l’a conseillé ta banquière ?

Florence : J’ai l’impression que mon propre Livret A ne m’a jamais été trop utile et que je ne peux pas vraiment compter dessus pour réellement avoir une bouée de sauvetage. Alors pour mon Lucas, j’aimerais éviter de refaire les mêmes erreurs.

Lydia : Ma petite fille, lorsqu’on ne roule pas sur l’or, il faut se constituer un matelas de sécurité, qui permet de tenir les 6 prochains mois ! Il faut prévoir, d’autant plus lorsque l’on devient parent. 

Florence : J’ai peur que cela ne suffise pas pour plus tard justement…

On fait le point

Soyons clair : Florence pourrait être bien mieux conseillée ! 

Ce que lui préconise sa grand-mère ne va pas dans la bonne direction : ce n’est ni une version court-termiste, ni une vision à long terme efficace. Effectivement, on ne peut jamais être sûr que six mois suffisent à assurer une trésorerie suffisante et même si Florence souscrit un Livret A pour son fils, il n’y aura pas de réelle rentabilité, voire elle risque d’y perdre à cause de l’inflation. 

Pour assurer l’avenir de nos bambins, il faut prévoir un budget en anticipant les futurs projets : études, voyages, déplacements, projets personnels, santé, etc. L’épargne sert à anticiper. Pas à réagir sur le vif ! Si Florence se limite à un budget prévisionnel sur les six prochains mois, elle n’aura pas jamais suffisamment de temps pour épargner l’argent nécessaire. Et le cycle sera sans fin…

Quant au conseil de sa banquière, il n’est guère beaucoup plus efficace. Le Livret A, ouvert au nom de l’enfant, est un réflexe quasi instinctif chez les jeunes parents, qui veulent préparer l’avenir de leurs petits. Bonne intention mais réflexe non suffisant ! Vouloir épargner pour ses enfants est une logique de placement à long terme. On n’épargne pas pour leur acheter leur premier sac d’école à leur rentrée en maternelle, mais bien pour des premiers grands projets (appartements, études, voyages d’études, mobiliers, etc.). 

Alors certes, le Livret A va permettre d’assurer les dépenses courantes, de gérer le quotidien. Mais Florence doit d’ores et déjà avoir une vision moyen et long termes si elle veut s’assurer d’être tranquille au moment des études de son fils. 

Si le Livret A ne suffit pas, Florence doit s’orienter vers d’autres types de placements, qui restent néanmoins accessibles. Loin de moi l’idée de lui conseiller de risquer tout son capital. Mais un placement sur un compte régulièrement alimenté, avec une certaine dynamique et des fonds stratégiquement définis serait une bonne alternative.

Vous n’apprendrez rien si je vous dis que le Livret A fait partie des placements préférés des français ! Facile à ouvrir, directement chez sa banque, sans risque et sans besoin de s’en occuper : ce placement vieux de 200 ans connaît toujours un énorme succès avec un encours des placements sur le Livret A de plus de 280 milliards d’euros au printemps 2018 en France.

Source : Caisse des Dépôts

Gérer au quotidien un petit patrimoine

Florence n’a pas les moyens de se lancer dans de grandes opérations pour préparer l’avenir de son fils. Elle ne les a même pas pour assurer tout ce qu’elle aimerait pour son quotidien. 

A court terme, elle doit donc prévoir une épargne ultra liquide, c’est-à-dire disponible immédiatement, en cas de pépins ou de dépenses imprévues : si son fils a besoin de lunettes par exemple. Dans ce cas, le Livret A peut en effet être une solution. Les autres livrets réglementés, comme le Plan Epargne Logement, le Compte Epargne Logement ou le Livret de Développement Durable, peuvent également être intéressants pour sécuriser son épargne en vue de projets à court ou moyen termes, comme un achat immobilier par exemple. Ils ont tous l’avantage d’être souples – les versements sont libres – et strictement encadrés. Encore une fois, en cas d’urgence, elle pourra “casser la tirelire” et récupérer la somme d’argent nécessaire.

Ensuite, dès que Florence aura un minimum d’épargne assurée, elle a la possibilité de tenter des premiers investissements en se tournant vers le crowdfunding. Elle pourra ainsi financer des projets d’entreprises grâce à ses investissements. Nul besoin d’y mettre des milliers d’euros, investir via le crowdfunding est possible à partir de petits montants. Mais pour s’assurer un certain niveau de garantie et ne pas risquer de se brûler les ailes, on ne peut que lui conseiller de ne pas y investir plus de 5 % de son capital. 

A combien peut-elle estimer son rendement ? Les meilleures performances qu’elle pourra réaliser sont égales au taux brut renseigné pour chaque projet. Pour ne pas perdre de vue son objectif principal et trouver une rentabilité via le crowdfunding, elle doit surtout diversifier les montants investis sur différents projets. Cette méthode lui permettra de limiter les risques de pertes. Verser 5 % de son capital sur un seul et même projet serait beaucoup trop risqué. Elle ne doit pas tout miser sur le même cheval !

Florence doit également prendre garde à ne pas s’engager sur des durées de financement non compatibles avec ses propres projets et contraintes. Elle doit toujours pouvoir bénéficier d’épargne liquide pour disposer de ses économies en cas de besoin. La multitude de plateformes en lignes qui proposent des projets finançables offre le choix : autant que Florence finance des projets auxquels elle croit.

L’épargne liquide permet de disposer de son argent immédiatement. Elle correspond aux deux tiers de l’épargne des Français, hors immobilier. Ce sont des ressources disponibles et utilisées pour le quotidien. Parmi elles, on retrouve :

– le compte courant, le compte en banque classique ;
– le Livret A ;
– le Livret Développement Durable et Solidaire ;
– le Livret d’Épargne Populaire ;
– le Livret Jeune ;
– l’Assurance-vie, sous certaines conditions.

L’assurance vie ce n’est pas que pour les seniors

Il n’y a pas que le Livret A qui séduit les épargnants français ! L’assurance vie fait aussi partie des chouchous de l’épargne. Et c’est tant mieux car elle constitue un placement long terme intéressant pour son fils. Même si Florence a elle-même déjà une assurance vie, si elle souhaite l’utiliser pour anticiper les projets de son fils, il est conseillé qu’elle en ouvre un autre, également à son nom à elle. Elle pourra dédier ce compte distinct à l’épargne pour son fils. Si elle l’ouvre au nom de son fils, Florence doit être consciente que dès sa majorité, il aura la main sur toutes les opérations… ce qui n’est donc pas forcément conseillé si elle veut assurer une épargne pérenne. 

Alors oui, cela peut paraître étrange – voire sinistre –  d’ouvrir une assurance vie pour un tout petit. Halte aux idées reçues : plus Florence ouvrira un contrat d’assurance vie pour son fils tôt, plus le rendement final sera intéressant. Et en parlant de rendements, ceux de l’assurance vie restent bien plus intéressants que ceux des livrets. Vous êtes convaincus ?

Florence doit prendre le temps de se renseigner sur ce qui est le plus intéressant pour elle de placer dans l’assurance vie ouverte au nom de son fils : des SCPI, des fonds euros, des unités de compte, OPCI, OPCVM, etc. Les assureurs n’offrent pas tous le même niveau de performance sur leurs produits financiers, et n’ont pas les mêmes politiques de gestion. 

Lorsqu’elle aura davantage de souplesse dans son budget, Florence aura toujours intérêt à ouvrir un contrat d’assurance vie différent pour chaque projet particulier : par exemple, un pour les études de son fils et un autre pour ses projets personnels ! L’intérêt de l’assurance vie est d’être un placement long terme, pouvant facilement être sécurisé (en fonction des fonds inclus dedans). En ayant un contrat par projet, elle pourra mesurer la composition financière de chacun de ses contrats en fonction de l’échéance et de la sécurité garantie : par exemple, un contrat garanti pour les études et un plus dynamique et risqué pour du bonus.

Et pour tirer profit des retraits à venir, Florence peut également répartir les supports en fonction de leur niveau de risque : par exemple, en plaçant les fonds en euros (dont le capital est garanti) et les unités de compte (non garanties) sur deux contrats d’assurance vie différents. Il vaut mieux être sûr qu’au moment où son fils fera des études supérieures que tout l’argent ne s’est pas volatilisé, la faute à des marchés financiers fluctuants !

En plus du contrat qu’elle ouvrira pour son fils, Florence a probablement déjà un contrat d’assurance vie. Elle peut demander à arbitrer son contrat, afin de bénéficier de l’antériorité et voir si elle ne peut pas le rendre plus profitable. L’arbitrage consiste à réorienter l’ensemble ou une partie du capital constitué sur un support de l’assurance vie : il permet d’acheter ou de vendre des fonds pour rééquilibrer son assurance vie en fonction de nouveaux besoins. 

Florence peut rajouter dans son contrat existant une part d’unités de compte en SCPI : la performance des SCPI étant plutôt bonne, cela va lui permettre d’y gagner, tout en limitant les risques (forcément plus que sur un Livret A !). Elle touchera ainsi les revenus des fonds SCPI tous les trimestres. Si son assureur actuel ne lui propose pas de SCPI dans son assurance vie, elle peut le mettre en concurrence avec d’autres assureurs pour voir si elle n’a pas de meilleures propositions ailleurs.

En ouvrant un nouveau contrat d’assurance vie, on veut toujours faire une bonne affaire. Même si Florence peut être attirée par un contrat “sans frais”, elle doit savoir qu’un contrat sans aucun frais n’existe pas. 

Il existe bien des contrats dit “sans frais” qui en réalité sont sans frais d’entrée ou de versement, mais qui comprennent des frais de gestion. Il existe des contrats avec des frais récurrents qui lui seront toujours prélevés chaque année (frais annuels de gestion, frais d’arbitrage ou encore frais de garanties optionnelles). Ils vont varier en fonction des montants placés et des supports sur lesquels va être investi son argent.

A chaque âge son épargne

Faisons un bond de 20 ans dans le temps ! Si Florence fait un peu marcher son imagination, de quoi son fils Lucas aura-t-il besoin à l’âge de 25 ans, une fois ses études finies et la vie devant lui ? 

Car à chaque âge, ses revenus et ses types de placement. Il existe une épargne à tout âge, pour chacun de ses projets. C’est tout l’intérêt d’avoir une vision long terme de ses projets d’épargne car ses besoins à un instant T peuvent rapidement évoluer (avec l’arrivée d’un enfant, un accident de la vie, un projet de mariage, un déménagement, un changement de carrière…). Méfiez-vous des conseils de conseillers en gestion de patrimoine qui vous vendent des produits utiles sur le moment et qui vous donnent rendez-vous dans 10 ans pour voir ce qu’il en est. 

L’exemple de Lucas est parlant, car il évoque celui de tous les autres épargnants.

A 25 ans, on peut imaginer que le fils de Florence aura encore peu de revenu et de responsabilités. On peut également penser qu’à cet âge, son fils aura envie de se loger, si ce n’est pas déjà fait, pour ne plus vivre chez sa mère.  Il aura des projets plus court-termiste, avec des besoins de liquidité plus immédiats. Plus il avancera, plus il recherchera la sécurité : il contractera un crédit immobilier pour mettre un toit sur sa tête et celles de ses enfants par exemple. Et une fois ses besoins en sécurité satisfaits, il recherchera des placements qui lui apporteront de la performance et des rendements (comme le PEA ou le compte-titres), avant de s’orienter vers une assurance vie pour préparer sa retraite.

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Quoi prévoir pour un jeune diplômé ?

Revenons à nos moutons et penchons-nous sur la situation de Lucas ! 

Pour un profil vingtenaire, souvent peu habitué à gérer un budget et encore moins des opérations financières, le mieux est de commencer par définir un budget : de quelles sommes a t-il besoin pour se loger, se nourrir, couvrir ses déplacements, ses sorties, etc. Lucas pourra demander conseil à Laura (p XX) et Maxime(p XX), qui avant lui ont dû apprendre à établir et gérer leur budget. Il suffit parfois de frapper à la porte d’à côté !

Quoi qu’il en soit, une fois son budget défini, Lucas aura besoin d’une épargne liquide pour financer son déménagement et son emménagement. Un profil de jeune diplômé ne peut généralement pas se permettre de prendre beaucoup de risque et n’obtiendra pas toujours de crédits avantageux . On pense immédiatement au Plan Epargne Logement qui permet de préparer sans trop de risque un investissement immobilier. Un PEL peut même être ouvert avant les 18 ans de Lucas. 

Florence se pose des questions. Autour d’elle, elle entend dire que les taux d’intérêt des PEL sont désormais plutôt bas et manquent donc à ses yeux d’attraits… Qu’en sera t’il demain et dans 20 ans ? Personne n’a de boule de cristal pour prédire l’avenir, mais Florence aura toujours la possibilité d’investir un petit montant dans un PEL, sans prendre de risques (le capital est garanti). Mais pas la peine d’y souscrire dès aujourd’hui, la durée minimale du PEL est de quatre ans : Florence pourra investir dans un PEL d’ici une dizaine d’années pour son fils.

Ensuite, une fois son budget défini, un peu d’épargne disponible et un toit sur la tête assuré (et le job de ses rêves tant qu’on y est !), Lucas pourra prendre goût à l’épargne. Pas facile de rendre l’épargne sexy, surtout pour des générations habituées à l’extrême simplification et transparence des services. Pourquoi pas, comme sa mère avant lui, s’essayer au crowdfunding et au crowdlending : en plaçant de petites sommes, et en choisissant ses investissements avec précaution, il ne prendra pas de grand risque pour son capital. Il pourra allier satisfaction d’investir dans des projets porteurs de sens et rendements maîtrisés ! Que demander de plus pour bien commencer à épargner ? 

Pour préparer l’avenir de ses enfants, sans de gros moyens pour investir, il faut tout d’abord définir un budget, avant de s’assurer une épargne liquide et enfin souscrire dans des placements garantis. L’assurance vie peut alors se révéler utile et bien pensée pour démarrer sans trop de rigidité !

  • Avant de souscrire à une nouvelle assurance vie, il vaut mieux faire jouer la concurrence ! Mais si vous n’avez pas le temps de les appeler tous les assureurs un par un, vous pouvez toujours trouver des tableaux comparatifs en ligne.
  • Si vous vous intéressez au crowdfunding, allez vous renseigner sur les classements des plateformes en ligne : vous y trouverez les taux, les durées d’investissement, les montants financiers moyens, etc.

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