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Christophe

Christophe a 50 ans, il est artisan plombier. Il apprécie de travailler à son compte, cependant il doit assurer seul les besoins de sa femme et de leurs 2 enfants.

Son problème : il a toujours peur qu’un accident ou une maladie leur causent des difficultés financières.

Le cas de Christophe vous aide à : anticiper des imprévus de santé

Mal lotis en général, les travailleurs non salariés n’ont pas l’assurance d’être protégés en cas de pépin. Mais il existe des solutions de protection pour ceux et celles qui ont le statut d’indépendant : il faut miser sur l’assurance et de la prévoyance.

Ce qui se dit

Anne-Laure : Alors Christophe, notre vieille tante m’a dit que tu avais la grippe ?

Christophe : Oui, deux fois rien. Heureusement, ça ne m’empêche pas de travailler ! Je ne préfère pas imaginer ce qu’il se passerait si je me cassais une jambe ou si je devais être immobilisé pendant des mois…

Anne-Laure : Pour prévoir les coups durs, grand-mère nous répétait sans cesse de prendre une assurance vie ! Je connais beaucoup de gens qui en ont une…

Christophe : Oui, mais j’ai bien peur que cela ne suffise pas. Surtout que ma femme compte sur moi et qu’il n’est pas question de demander à nos enfants de sacrifier leurs études !

On fait le point

Les inquiétudes de Christophe concernent les artisans indépendants et les auto-entrepreneurs, mais aussi les professions libérales, les commerçants et certains chefs d’entreprises. Au total, plus 3 millions de personnes en France, soit un actif sur dix, avaient le statut de travailleur non salarié en 2017 (chiffres Insee). Et leur nombre ne cesse de croître : de plus en plus de personnes se mettent à leur compte. Regardez autour de vous !

Leur affiliation à la Sécurité Sociale depuis le 1er janvier 2018 ne fait que démontrer leur intégration progressive aux systèmes de santé des salariés. Mais la Sécurité Sociale ne suffit pas. Ni l’assurance vie comme la grand-mère d’Anne-Laure et de Christophe leur conseille.

Leur protection sociale est moins coûteuse, mais reste aussi moins généreuse que celle des salariés ! Les non salariés sont souvent aidés par des proches qui sont eux-mêmes à leur compte. Cela ne fait que renforcer le sentiment de crainte des indépendants et de responsabilité vis-à-vis de leurs familles et proches qu’ils font travailler et qu’ils protègent en cas de pépin.

En France en 2016, environ 950 000 personnes percevaient une pension d’invalidité, un revenu versé suite à un accident ou une maladie les empêchant de travailler.

Source : Étude du ministère de la Santé d’octobre 2016

Invalidité anticipée = revenus assurés !

Pour Christophe, l’objectif est d’assurer le confort matériel de sa famille, en cas de souci de santé. Pour cela, il ne peut se contenter du système de la Sécurité Sociale. Il doit se tourner vers une solution d’assurance invalidité : en cas d’arrêt de travail ou d’invalidité, elle lui fait bénéficier d’une pension d’invalidité pour compenser sa perte de revenu.

Mais certaines conditions sont nécessaires pour pouvoir y souscrire ! Christophe répond pour l’instant à tous les critères d’attribution de cette pension : il a moins de 60 ans et il est immatriculé à la Sécurité sociale depuis plus d’un an. En cotisant pour une assurance invalidité, il percevra une pension dans le cas où son accident (ou sa maladie) n’est pas dû à son activité professionnelle et si cela entraîne une diminution d’au moins deux tiers de son salaire ou une incapacité totale à travailler. Dans le cas où Christophe se blesse lors d’une intervention chez un client et se fracture des vertèbres, il ne pourra pas bénéficier de la pension. 

Il faut aussi rappeler que même si la situation de Christophe répond à tous les critères d’attribution, la pension ne lui sera versée qu’à lui seul mais en aucun cas à sa famille ou aux personnes à sa charge. L’assurance invalidité est strictement nominative.

Le montant de la cotisation qu’il recevra sera calculée en fonction de son salaire et de ses besoins. Elle se détermine également en fonction de 3 niveaux d’invalidité : capacité à exercer une activité professionnelle ; incapacité à exercer une activité professionnelle ; incapacité à exercer et besoin de l’assistance d’une tierce personne pour la vie quotidienne. Dans le premier cas, la rente annuelle équivaut à 30% de revenu annuel moyen. Dans le deuxième cas, cela revient à 50% de revenu annuel moyen. Dans le dernier cas, se rajoute une majoration de la pension d’invalidité.

Rien ne vaut un exemple pour mieux imaginer : si Christophe a un revenu mensuel moyen de 2500 euros et qu’une maladie l’empêche de travailler pendant plusieurs mois, il pourra bénéficier d’une pension mensuelle d’invalidité de 1250 euros, correspondant à 50 % de son revenu mensuel.

Penser au pire

Pour compléter son assurance invalidité, je conseille à Christophe de souscrire à un contrat d’assurance décès : il permet de verser un capital ou une rente à ses enfants et sa famille en cas de décès. 

Christophe aura le choix entre un contrat assurance temporaire décès, qui a une limite dans le temps, et un contrat assurance vie entière. Dans son cas, il est préférable de souscrire à une assurance temporaire, c’est-à-dire limitée dans le temps. S’il est vivant à la fin de la période du contrat, le contrat prend fin. S’il décède avant la date prévue, l’assurance s’applique et les bénéficiaires perçoivent la rente ou le capital. 

Le cadre de l’assurance décès est assez souple : concernant le choix des bénéficiaires, Christophe peut décider de sélectionner des bénéficiaires par défaut (généralement le conjoint, les enfants) ou des bénéficiaires particuliers (dont il faudra préciser le nom, le prénom, la date de naissance, etc.). Quant au montant du capital, il varie en fonction des cotisations versées par l’assuré et de la durée du contrat. Bon à savoir : des fluctuations du montant versé aux bénéficiaires sont possibles. Certains assureurs doublent ou triplent le montant initial s’il s’agit par exemple d’un décès accidentel, comme un accident sur la route.

Le montant de l’assurance décès ne faisant pas partie du patrimoine de l’assuré, le capital de cette assurance échappe à tous les prélèvements liés à la succession. La prime de dernière année est toutefois imposable (taxée d’un impôt de 20 % après abattement de 152 500 euros par bénéficiaire), sauf cas particulier. 

Attention : il est souvent conseillé de ne pas trop tarder avant de souscrire à une assurance décès pour éviter de payer des primes trop importantes et couvrir un capital suffisamment intéressant. Christophe ne devrait donc pas attendre trop longtemps pour ne pas subir des cotisations lourdes.

Côté prévoyance, on mise sur l’assurance vie

Pour être complètement serein, Christophe a tout intérêt à penser à sa prévoyance, qui lui permet de compenser des pertes de revenus en cas d’impossibilité de travailler ou de décès. Encore une fois, l’objectif est de réduire au maximum les risques financiers.

Il peut en effet se tourner vers une assurance vie, comme lui conseille sa grand-mère. En souscrivant à ce type de contrat (en unités de compte ou fonds euros), il constitue des économies pour sa famille : il peut ainsi placer en bénéficiaires sa femme, ses enfants, voire ses petits enfants, etc. Cela lui évite des frais de succession trop importants en cas de décès. Christophe a le choix d’alimenter son assurance vie soit par un premier versement initial et de le compléter occasionnellement, soit au rythme qui l’arrange en fonction de ses revenus, soit sur un rythme régulier.

Si Christophe veut choisir de privilégier ses enfants dans sa succession, il peut demander des clauses de bénéficiaires démembrés dans son assurance vie, qui permettront de séparer le capital. Ainsi, si sa clause bénéficiaire est démembrée entre sa femme et leurs deux enfants, en fonction de l’âge de son décès, les différents bénéficiaires bénéficieront de taux de capital différents : par exemple 30 % de la valeur du capital pour la femme et 70 % pour les enfants.

Si Christophe veut davantage faire bénéficier sa conjointe de son capital, il peut se rendre chez un notaire pour demander une clause de donation au dernier vivant. La donation au dernier vivant a pour objectif de protéger le conjoint survivant, en augmentant sa part d’héritage après un décès. A noter que la part d’héritage comprend à la fois le patrimoine et les économies de l’assurance vie. 

Attention car si la donation entre époux est inscrite dans le contrat de mariage, elle est irrévocable. Ce n’est pas le cas si elle est contractée à la suite du mariage.

Pour anticiper les soucis de santé, Christophe a tout intérêt à miser sur l’assurance et la prévoyance. Il peut se tourner plus spécifiquement vers :

  • une assurance invalidité et une assurance temporaire décès pour garantir le versement de prestations pour ses proches ;
  • une assurance vie et s’il le souhaite une donation au dernier vivant pour réaliser des économies sur ses droits de succession et prévoir une répartition entre sa femme et ses enfants.
  • Pour estimer sa pension d’invalidité, des calculateurs en ligne peuvent être d’une grande aide, comme celui de Previssima. 
  • Pour tout savoir sur la pension d’invalidité, le site Ameli peut être utile. 
  • Comme toujours, comparer les différentes offres d’assurance permet d’éviter de se retrouver avec des frais imprévus ou des clauses inattendues. De nombreux sites proposent des comparateurs d’assurance spécifiques aux prévoyance décès.

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