Skip links

Christelle

placer son argent avec un revenu modeste

Christelle a 38 ans. Elle est fonctionnaire, de catégorie B. Elle n’a pas un salaire important, elle est même parfois à découvert. Pour commencer à épargner, elle a ouvert un livret A et un contrat d’assurance vie. 

Son problème : Elle constate que ces placements ne lui rapportent rien, lorsqu’elle prend en compte l’augmentation du coût de la vie. Elle perd toute confiance dans l’utilité de l’épargne…

Le cas de Christelle vous aide à : placer son argent avec un revenu modeste

L’épargne réservée aux gros moyens ? Des solutions incompréhensibles si on n’est pas du secteur ? Partir de ces postulats n’arrangera en rien la situation de Christelle et de tous ceux qui veulent épargner sans de grands moyens. Et oui, il est possible de se tourner vers des placements accessibles qui ont du sens !

Ce qui se dit

Christelle : Je me demande si je ne vais pas clôturer mon livret A… J’ai réellement l’impression qu’il ne sert à rien. Et je n’ai certainement pas le profil pour épargner.

Lucette : Ma petite-fille, rien ne sert d’être défaitiste ! Tu n’as juste pas les moyens de tenter des placements risqués. Tu peux garder ton argent sur ton livret A et mettre tes économies sur des produits sûrs.

Christelle : Mais mamie, tu penses vraiment que je peux réussir à m’enrichir ? Je te rappelle que je ne suis pas une business woman ! 

Lucette : Les petits ruisseaux font les grandes rivières Christelle ! Aie confiance en ta grand-mère.

On fait le point

Les questions que se pose Christelle sont celles de plusieurs millions de fonctionnaires et de salariés de la classe moyenne. L’accessibilité à l’épargne est un vaste sujet : s’il n’y avait qu’un message à retenir, ce serait celui-là : l’épargne est un produit de consommation comme un autre. Christelle peut tout à fait épargner avec son salaire modeste et atteindre des objectifs de rendement intéressants. 

Tout d’abord, être fonctionnaire lui assure une certaine sécurité. Alors que Christelle se rassure, elle a peu de chance de se retrouver au chômage, et sans moyen. Son pouvoir d’achat ? Il est certes plus faible que la moyenne des français, mais elle garde un statut sécuritaire sur lequel elle a une certaine maîtrise. Malgré tout cela, Christelle peut se permettre de prendre plus de risques dans son épargne. Contrairement à ce que lui suggère sa grand-mère, elle ne doit pas voir son profil comme un obstacle mais comme un terrain d’essai !

En plaçant son argent sur des produits plus risqués, elle peut viser une rentabilité plus élevée. En prenant des risques, elle ne se met pas vraiment en péril : son emploi et ses revenus sont assurés par l’Etat ! En se faisant accompagner, Christelle se rendra compte qu’elle peut tout à fait “jouer dans la cour des grands” sans pour autant prétendre être Crésus.

En 2015, le salaire net moyen d’un fonctionnaire était de 2658 euros, contre 2043 euros pour un non fonctionnaire travaillant dans la fonction publique (autrement dit contractuel). Les salaires du public sont généralement connus pour être légèrement supérieurs à ceux proposés par le privé : la balle est dans le camp de Christelle !

Source : Insee, 2017

Que du concret

Pour la familiariser, quels sont les premiers conseils que l’on pourrait donner à Christelle ? Il existe pour elle des produits d’épargne à la fois accessibles et tangibles. Et oui ! Puisqu’elle est en perte de confiance vis-à-vis de l’épargne, la solution est de l’orienter vers des produits qui ont un impact concret ! Quand je parle de “tangible” et de “concret”, je pense à des placements comme ceux du crowdfunding et du crowdlending.

Le crowdfunding est une méthode de financement participatif par la foule (“crowd”) de projets et entreprises, avec ou sans contrepartie (remboursement avec intérêt, investissement en capital, etc.). Il existe un grand choix parmi les plateformes de financement participatif en ligne. On y retrouve tous les projets qui pourront voir le jour grâce aux financements des particuliers. 

Et dans la famille du crowdfunding, Christelle peut se tourner vers son cousin le crowdlending : on parle ici de prêt participatif pour financer des dépenses d’entreprises qui ne peuvent être financées par les banques à cause du risque. C’est l’occasion de financer en partie des PME, des TPE, des start-up dont le projet semble utile à Christelle : projets environnementaux, sociaux, culturels, éducatifs, etc. Peu importe ses aspirations et ses convictions, le crowdlending lui permet de prêter de l’argent à des entreprises réelles et d’en toucher les intérêts.

Le crowdlending est la forme de crowdfunding la plus prisée en France, puisqu’elle représente 41 % du marché national du crowdfunding. En 2016, ce sont 97 millions d’euros qui ont été collectés pour les entreprises et l’augmentation est de 120 % pour 2017. En 2017, 336 millions d’euros ont été collectés via les différentes plateformes de crowdfunding.

Source : Baromètre de l’association Financement participatif France (FPF) et le cabinet KPMG

Que Christelle se rassure ! Son argent ne sera pas envoyé sur des projets fantômes à l’autre bout du monde. En passant par des plateformes en ligne reconnues, elle peut être sûre que la sélection des projets à financer aura déjà été minutieusement réalisée et qu’elle aura toutes les informations utiles sur chaque opération : le niveau de risque, le profil de l’emprunteur, etc. Il lui suffit donc de s’inscrire sur une ou plusieurs plateformes pour commencer : elle peut se tourner vers des plateformes généralistes mais si elle préfère, il existe aussi des plateformes spécialisées (développement durable, immobilier, filière vinicole etc.). Autre sécurité pour Christelle : les entreprises qui veulent prétendre à des prêts via le crowdlending doivent justifier d’une existence de deux ans minimum. 

Bien évidemment, Christelle ne doit pas mettre toute son épargne dans ce genre de placements. Je lui conseille d’y investir à hauteur de 5 % de son épargne, et 2 % maximum de son patrimoine. De toutes façons, le montant du prêt rémunéré est plafonné : la loi prévoit des prêts de maximum 2000 euros par individu (et par prêt). 

Pour notre fonctionnaire, ce type d’investissement peut tout à fait convenir : le temps que le montant à financer soit totalement collecté auprès des prêteurs, Christelle peut se faire la main. Si le montant n’est pas atteint, l’opération est annulée et le prêt de Christelle re-crédité sur son compte. Elle a tout intérêt à ne pas mettre tous ses oeufs dans le même panier pour éviter trop de risques : des investissements sur plusieurs projets et sur plusieurs plateformes sont le meilleur moyen de s’en prévenir. Christelle pourra échanger à ce propos avec Alexandra et Bernard (p XX) ou encore Florence (p XX). Eux aussi ne sont pas des pros en épargne, mais se lancent dans le crowdfunding : l’occasion ainsi de connaître leur retour d’expérience. Et pour mettre en place une réelle stratégie de crowdfunding, Christelle peut se tourner vers les professionnels dont c’est le métier !

L’immobilier pour débutant

Malgré sa vision défaitiste, Christelle épargne bel et bien. Et c’est en parti sur une assurance vie – le produit fétiche des Français – qu’elle a placé ses économies. Contrairement à ce qu’elle pense, elle a tout intérêt à garder son assurance vie et à la modeler en sa faveur. “Modeler” ? Voyez l’assurance vie (si tant est qu’elle soit multisupports) comme une boîte vide, que chaque épargnant peut remplir par des objets plus ou moins volumineux, correspondant à différents produits d’épargne.

Christelle peut donc répartir son épargne sur de nouveaux produits qui vont lui permettre de meilleures performances. Son assurance vie actuelle en fonds euros n’est en effet pas assez dynamique pour obtenir un vrai effet de levier recherché par Christelle. En gardant son contrat d’assurance vie actuelle, elle pourra également bénéficier des avantages d’antériorité. 

Elle peut par exemple ajouter de nouvelles parts dans son assurance vie dédiées aux SCPI. C’est une bonne façon de dynamiser son patrimoine, qui ne nécessite pas un niveau d’expertise élevé ni beaucoup de temps de gestion. Si la performance de la SCPI proposée par son assureur est bonne, Christelle peut donc prendre le même chemin que Gérard et y investir pour partie dans son assurance vie. 

Les tickets d’entrée pour les SCPI sont très accessibles (pas besoin d’être Crésus !) et vont lui permettre des revenus réguliers. La plupart du temps, nous nous tournons vers notre banquier ou notre assureur pour obtenir la meilleure offre de SCPI, mais malheureusement ce ne sont pas toujours de bons conseillers sur ce type de placements.

Si son assureur ne propose pas de SCPI dans son offre d’assurance vie, Christelle peut toujours mettre en concurrence plusieurs assureurs pour ouvrir un nouveau contrat d’assurance vie, qui puisse contenir une part en SCPI. Mais attention aux frais ! En souscrivant à un nouveau contrat, elle devra s’acquitter d’une commission de 8 à 12 % et d’une commission d’environ 10 % sur les loyers.

Malgré ses petits revenus Christelle n’est pas un cas désespéré de l’épargne ! Au contraire, pour dynamiser son épargne elle peut se tourner vers le crowdlending et prêter à des PME. Son contrat d’assurance vie peut également être revu pour y ajouter une part en SCPI (Société Civile de Placement Immobilier). Elle pourra en espérer des revenus réguliers non négligeables.

  • Parmi les plateformes de crowdlending les plus réputées en France, on retrouve Younited Credit et Lendix ! Elles ont fait leur preuve sur des projets nationaux et internationaux.
  • Si Christelle a peur de s’y perdre, elle peut toujours se faire aider d’une application mobile comme crowdlending.fr pour piloter tous ses investissements. Elle y trouvera également des baromètres sur le marché et des comparateurs de plateformes de crowdfunding.

Leave a comment

Name*

Website

Comment