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Anne

A 45 ans, Anne est cadre dans l’industrie aéronautique. Elle gagne bien sa vie et mène un train de vie assez confortable. Elle commence à penser à sa retraite.

Son problème : depuis la crise financière de 2007, elle n’a aucune confiance dans le système bancaire et elle a peur,qu’une fois arrivée à la retraite, son argent placé s’envole. Elle recherche d’autres solutions pour préparer sa retraite.

Le cas d’Anne vous aide à : compléter votre retraite

Les beaux temps ne durent pas toujours longtemps. Préparer sa retraite s’anticipe et il faut parfois aller chercher des ressources complémentaires pour être sûr de maintenir un train de vie serein. Banque ou non, des solutions d’épargne existent !

Ce qui se dit

Sophia : Tu as pensé à demander à ta banque quels sont les meilleurs placements pour anticiper ta retraite.

Anne : Oh tu sais maman, moi les banques je suis persuadée qu’elles ne vont pas faire long feu. Si tu veux mon avis, tout ce système, avec l’accélération des technologies, va provoquer l’effondrement des banques, pire qu’en 2007 ! 

Sophia : Tu es bien obligée de leur faire confiance, rien que pour préparer ta retraite, non ? Ne fais pas la même erreur que ton père et moi.

Anne : C’est bien ce qui me fait peur ! La retraite, c’est dans 20 ans pour moi, et je n’aurai plus rien. Il faut que j’arrive à mettre de l’argent de côté, pour éviter le pire.

Sophia : Alors, investis ! Investis dans la terre ou la pierre. Les loyers et les appartements prennent de la valeur dans le temps. 20 ans, ça te laisse le temps de mettre de côté avec l’immobilier !

On fait le point

Souvent, après l’insouciance des premières années professionnelles, le spectre de la retraite guette : comment la préparer au mieux ? Faut-il seulement compter sur le cumul des points du système privé ? Vers qui se tourner ? 

Le système des retraites est si complexe que seuls les professionnels s’y retrouvent (et encore…). Pour tous les autres, il reste incompréhensible. Aussi bien pour ceux qui paient — qui comprend vraiment sa fiche de paie ? — que pour ceux qui perçoivent une retraite. Bien malin qui sait estimer exactement combien il lui est dû… 

Mais une chose est sûre pour Anne : sa retraite de base et sa retraite complémentaire ne lui suffiront pas pour maintenir un train de vie confortable et serein. Compter uniquement sur l’Etat providence pour assurer ses vieux jours est de plus en plus difficile. Et si la complexité du système de retraite nous encourage à nous faire accompagner, encore faut-il trouver le bon guide. Le plus pratique restant de se tourner vers ceux que nous connaissons déjà : notre banquier ou notre expert en assurance ! Mais la confiance s’est parfois perdue, comme pour Anne, qui recherche des solutions alternatives pour compléter sa retraite.

La fin des banques – et de nos économies – pour demain ? Rassurez-vous ! En France, une banque ne peut pas faire faillite en un claquement de doigt. Il y aura toujours des garanties, assurées en partie par les pouvoirs publics. L’histoire nous a montré que pour éviter certaines faillites, les autorités ont eu recours à des nationalisations, des injections de fonds propres, des changements de réglementations… C’est ce qu’explique le concept économique du Too big to fail (littéralement “trop gros pour faire faillite”).

Et dans le cas où une banque n’est plus capable de rembourser les dépôts de ses clients, il existe un fonds de garantie des dépôts et de résolutions. Il a vocation à indemniser les clients jusqu’à 100 000 euros en une semaine si la conjoncture se présente. Tout l’objectif est de permettre de rendre le système plus stable et opérationnel. Difficile certes, mais Anne doit penser global pour retrouver plus de sérénité et envisager une certaine confiance dans les banques. 

Quoi qu’il en soit, il existe des alternatives pour Anne qui souhaite placer son argent et s’assurer une retraite confortable !

Fin 2016, 15,1 millions de personnes (vivant en France ou à l’étranger) étaient retraités de droits directs d’au moins un régime français. Soit 149 000 personnes de plus que fin 2015 !
Leur pension moyenne (tous régimes de droits directs) à cette même période était de 1389 euros, c’est-à-dire 0,9 % de plus qu’à la fin 2015. Le niveau de vie des retraités en France a atteint son maximum au milieu des années 1990, il est depuis stable mais les prévisions annoncent un abaissement de leur pouvoir d’achat d’ici 2030.

Etude DRESS (Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques) “Les Retraités et les retraites – édition 2018”

La clé c’est l’anticipation

Pour mieux préparer sa retraite, Anne a tout intérêt à comprendre a minima comment fonctionne le système. En France, le système de retraite se fait par répartition. Je m’explique : aujourd’hui lorsqu’Anne travaille, elle verse chaque mois des cotisations pour l’assurance vieillesse. Ces cotisations sont directement prélevées sur son salaire : elle peut d’ailleurs les retrouver sur les lignes de son bulletin de paie. Ce sont ces mêmes cotisations qui servent à payer les pensions des retraités actuels. Anne devra donc compter sur les prochaines générations de travailleurs pour assurer sa propre retraite.

En tant que salarié cadre du privé, Anne cotise simultanément auprès de deux régimes de retraite obligatoires : la retraite de base et la retraite complémentaire obligatoire. Au-delà de ces deux régimes obligatoires, elle peut également cotiser auprès de régimes d’épargne de retraite individuelle facultatives pour compléter sa retraite.

Vous me suivez toujours ? On fait le point.

Retraite de base :

La retraite de base des salariés dépend du régime général. Le régime général prévoit un taux de pension de retraite égale à environ 50 % de son salaire annuel moyen.

Si Anne était salariée agricole, fonctionnaire ou encore commerçante, elle cotiserait auprès de caisses de retraite différentes : et oui, en France, nous n’avons pas de régime universel – véritable serpent de mer du Ministère des Finances !

Retraite complémentaire :

Elle est obligatoire, peu importe les régimes d’affiliation. Et comme pour la retraite de base, c’est la profession et le statut du travailleur qui déterminent le régime de retraite. 

Pour Anne, il y a du changement en 2019 : les deux régimes (Arrco et Agirc) fusionnent pour ne former qu’un seul régime. Cette fusion fonctionne grâce à un principe de points : tous les ans, les cotisations des salariés se transforment en points de retraite, qui provisionnent un compte nominatif personnel. La valeur de chaque point est mise à jour tous les ans. Ce sont ces points qui constituent les futurs droits à la retraite : pour connaître combien elle percevra au moment de la retraite, il lui suffit de multiplier son nombre de points par leur valeur. Si Anne estime qu’elle n’est pas suffisante pour ses projets, elle peut investir dans une retraite supplémentaire.

Retraite supplémentaire :

On y arrive enfin ! Pour compléter ses revenus au moment de la retraite, Anne peut souscrire à une retraite supplémentaire. Entre “retraite complémentaire” (obligatoire) et “retraite supplémentaire” (facultative), attention à ne pas se mélanger les pinceaux.  

Cette retraite a pour objectif d’apporter un complément de revenu, en s’ajoutant aux deux premiers socles de retraite obligatoires. Elle peut être souscrite soit à titre individuel, soit via son entreprise. Si Anne choisit d’y souscrire de façon individuelle, elle devra se tourner vers des produits d’épargne vendus par des professionnels (banques et compagnies d’assurance). Si son entreprise lui propose, tant mieux ! Dans ce cas, la retraite supplémentaire est à la fois financée par les salariés et par l’employeur. 

Même s’il est possible d’exceptionnellement les débloquer en anticipation, les sommes versées sur cette retraite supplémentaire sont généralement immobilisées jusqu’à la retraite et restituées sous forme de capital ou de rente viagère.

Trouver la bonne assurance vie

Pour vivre correctement ses prochaines années et la retraite, Anne a donc tout intérêt à souscrire individuellement à des produits d’épargne, comme l’assurance vie par exemple. L’assurance vie lui permettra d’investir dans des placements avec des rendements intéressants, pour se constituer des revenus supplémentaires au moment de sa retraite. 

Quels choix doit-elle faire concrètement ? Tout d’abord, je lui proposerais une assurance vie en unités de compte, c’est-à-dire avec un capital non garanti, à un taux pouvant aller jusqu’à 6 ou 7 %. Sur cette épargne, l’argent est placé sur différents supports (actions, fonds de placements, etc.) directement par l’assureur. Il est rentable sur le long terme. Et justement, il reste 20 ans à Anne avant de prendre sa retraite et de connaître un niveau de vie moins confortable. En épargne, investir sur du long terme de manière progressive est la meilleure manière de limiter les à-coups des marchés financiers. 

Je lui suggère de choisir une sortie en rente viagère dans son assurance vie. Cela consiste à verser une rente trimestrielle à vie à celui qui y a souscrit, lorsque la période définie du contrat s’achève (qu’il y ait une date de terme, un décès ou un rachat total). En choisissant cette option, Anne est assurée de recevoir au terme de son contrat, un montant tous les trois mois pour compléter sa retraite.

Option complémentaire et plutôt similaire au contrat d’assurance vie, le contrat de capitalisation peut se révéler intéressant pour Anne. On confond souvent contrat d’assurance vie et contrat de capitalisation mais leur transmission patrimoniale les différencie. Tandis que le contrat d’assurance-vie dépend de la durée de vie du souscripteur et qu’il se clôture au décès de l’assuré, le contrat de capitalisation se transmet. Au moment du décès, on calcule les droits en fonction de la valeur du contrat au jour du décès et selon le lien de parenté, après avoir appliqué les abattements fiscaux.

Le contrat de capitalisation a donc l’avantage de pouvoir se transmettre directement aux héritiers. Si Anne a des enfants, des frères et soeurs ou des neveux à qui elle souhaite léguer son épargne, l’option du contrat de capitalisation est l’idéal.

Et pour ses vieux jours

Pensons encore une fois à long terme pour Anne : comment pourrait elle assurer ses vieux jours, si sa retraite n’est pas suffisante ? Comment ne pas perdre en qualité de vie, une fois qu’elle aura plus de soins de santé à payer, un logement à ré-aménager, voire des services d’aides à domicile à engager ? 

Pour l’aider à bien vivre sa fin de vie, je lui préconiserais de souscrire à une assurance-dépendance lorsqu’elle aura passé la cinquantaine. Ce contrat permet, en échange d’une cotisation régulière, le versement d’une rente mensuelle jusqu’à la fin de vie, en cas de perte d’autonomie. La perte d’autonomie, qu’elle entraîne une dépendance physique ou psychique, concerne tous ceux qui ne peuvent plus réaliser les gestes du quotidien sans l’aide d’une personne tierce : pour s’habiller, se nourrir, faire ses courses, se laver, se déplacer, etc.

Si Anne choisit un contrat d’assurance-dépendance, elle doit être consciente que toutes ses cotisations ne seront pas récupérables. Et une fois qu’elle cessera de cotiser, elle ne sera plus couverte.

Les montants des cotisations dépendent de l’âge, du niveau de rente garanti et du degré de couverture (dépendance totale, partielle, légère, etc.). Plus elle souscrira tard, plus sa couverture sera étendue, et plus Anne paiera cher. La priorité pour elle, est surtout d’évaluer ses besoins de santé et d’accompagnement, pour choisir le bon taux de niveau de rente et de couverture. Une fois qu’elle aura souscrit à un contrat d’assurance-dépendant, Anne ne devra pas oublier de prévenir ses proches, et notamment ses enfants, pour qu’ils puissent contacter l’assureur le jour où cela sera nécessaire.

Si vous souhaitez pouvoir bénéficier d’une rente de 500 euros par mois pour une dépendance totale, il faut compter une cotisation de 250 euros par an si vous souscrivez à l’âge de 60 ans ; de 310 euros par an à 65 ans ; et de 400 euros par an à 70 ans.

Si vous visez une rente plus élevée de 1500 euros par mois pour une dépendance totale, il faudra s’acquitter de 700 euros par an à 60 ans ; de 900 euros par an à 65 ans ; et de 1200 euros par an à 70 ans.

Pour anticiper sa retraite et prévoir des ressources complémentaires, Anne dispose de plusieurs choix : elle peut contracter une assurance vie en unités de compte (avec une sortie en rente viagère), voire un contrat de capitalisation, et souscrire à un contrat d’assurance-dépendance. La voilà assurée d’avoir une retraite plus confortable et un train de vie suffisant !

  • Le site de l’administration française vous permet de connaître votre caisse de retraite, en fonction de votre statut. 
  • Le site Info-Retraite donne accès à beaucoup de contenus utiles et très pédagogiques : les paiements de la retraite, les revalorisations, les majorations pour dépendance, les impôts et prélèvements sociaux, etc.
  • L’Agirc-Arrco a sa propre application pour obtenir des informations personnalisées sur sa retraite : Smart’Retraite.

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