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Alexandra et Bernard

A 59 et 57 ans, Alexandra et Bernard sont décidés ! Dans 5 ans, au moment de leur retraite, ils partent faire le tour du monde. Un an pour découvrir les pays et cultures du monde entier en bateau, un rêve pour les amoureux. Ils économisent depuis quelque temps, pour préparer ce voyage. 

Leur problème : Pour l’instant, ils versent une somme chaque mois sur un compte bancaire. Alexandra et Bernard se doutent qu’il existe une meilleure solution pour réunir l’argent nécessaire mais ne savent pas comment s’y prendre.

Le cas de Alexandra et Bernard vous aide à : financer un projet personnel, comme un tour du monde

Nous avons tous des rêves ! Mais souvent, ces projets demandent un certain investissement, qu’il soit matériel ou financier. Et même pour des personnes proches de la retraite, censées avoir accumulé un certain patrimoine, cela peut prendre du temps. Et justement, le temps est précieux !

Ce qui se dit

Alexandra : J’ai eu ma tante Joséphine au téléphone. Je lui parlais de notre projet de tour du monde et elle me disait que laisser dormir notre argent sur un compte courant ne nous rapportait rien ! 

Bernard : Et que t’a t’elle dit à propos de la maison ?

Alexandra : Elle n’a pas cessé de me répéter que nous devions absolument garder la maison ! Et que la vendre n’était pas une bonne idée car à notre retour nous aurons besoin de nous mettre un toit sur la tête. 

Bernard :  Et en même temps cette épargne pourrait nous servir pour notre projet… 30 ans que nous habitons ici, cela ne va pas être simple de se décider !

On fait le point

L’épargne sert aussi à se faire plaisir ! Ce n’est pas qu’une arme défensive à utiliser en cas d’imprévus. On nous répète suffisamment que nous “devons” souscrire à une assurance vie, investir dans l’immobilier, etc. Mais qu’en est-il de nos rêves et de nos projets : vacances, logement, mariage, tour du monde, etc. ? 

Alexandra et Bernard ont bien raison de penser à eux. Mais c’est justement dans ces moments-là que l’on peut avoir tendance à se sentir coupable d’utiliser son épargne, alors que l’on doit aussi préparer ses vieux jours. C’est bien le piège. L’enjeu de Alexandra et de Bernard est de réaliser leur projet, tout en réussissant à conserver leur train de vie à leur retour !

Mais comme la tante Joséphine leur rappelle, il va falloir s’attaquer au problème de leur logement et de leur épargne, pour le moins inefficace pour le moment. Il faut savoir qu’un voyage autour du monde coûte en moyenne entre 9000 et 17000 euros par personne : un sacré budget qui ne tombe pas du ciel ! Et mettre de côté sur son compte courant n’apporte strictement rien au couple. Pire ! Laisser leurs économies sur leur compte courant revient même à perdre de l’argent : c’est la conjoncture inéluctable d’un compte courant qui rapporte 0 %, additionné à des frais de tenue de comptes et à une inflation de 1 %. Il est donc urgent de changer leur méthode pour dynamiser leur épargne !

Là où la tante Joséphine se trompe, c’est que Alexandra et Bernard n’ont aucun intérêt à garder leur maison ! Vouloir la conserver est tout à fait naturel : un besoin de sécurité et un attachement affectif. Mais ils doivent penser aux changements qui les attendent…

C’est assez simple, vous allez vite comprendre le rapport : prenez une pyramide que vous divisez en cinq étages qui correspondent aux cinq niveaux de besoins des êtres humains. A la base, se trouvent les besoins physiologiques les plus primaires : c’est-à-dire respirer, boire, manger, dormir, etc. sans lesquels nous ne pourrions physiquement pas survivre. Une fois ces besoins pleinement satisfaits, le deuxième niveau que nous cherchons tout naturellement à assouvir est défini par nos besoins de sécurité. Et ce sont à ces besoins que tous les épargnants veulent répondre : s’assurer un toit sur la tête, veiller à avoir les moyens financiers pour la retraite, faire en sorte que nous soyons pris en charge pour notre santé, etc. Pour Alexandra et Bernard, garder leur maison correspond bel et bien à un besoin d’avoir un environnement stable, prévisible qui ne leur génère aucune anxiété !

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Comment les français répartissent leur argent ? Pour les trentenaires, ils détiennent en moyenne 57 % de liquidités, 11 % d’actions, 14 % d’obligations et 18 % d’immobiliers. Sur cette base d’allocation, ils atteignent une performance sur 10 ans de 3,2 %, alors qu’ils attendent une performance de 5 %. Pour cela, ils devraient baisser pour plus de la moitié leur pourcentage de liquidités (à 25 %) et augmenter leurs différents placements (passer à 35 % d’actions, 20 % d’obligations et 20 % d’immobilier).

Source : Enquête épargnants 2018 par AXA Investment Manager

Redevenir proactif dans son épargne

Le secteur de l’épargne nous a habitué à voir la réalité avec les mauvaises lunettes. Nous pensons produit et pas besoin. Qui n’est jamais entré en contact avec un assureur en lui demandant de faire un devis pour une assurance vie, ou avec un banquier pour une proposition pour un PEL ? Sans lui faire d’abord part de votre situation et de vos vrais besoins… En positionnant les professionnels de l’épargne comme des vendeurs de produits, on oublie que l’épargne est avant tout une solution pour répondre à des projets de vie. Nous nous contentons de prendre des photos instantanées de situations. Et nous ne voyons pas plus loin que le bout de notre nez. On pense souvent : “Mon objectif est d’acheter un appartement dans cinq ans, c’est pourquoi je veux ouvrir un PEL”. Le rôle du conseiller est normalement de vous ouvrir les yeux sur les éventuels événements qui pourraient survenir à court et moyen terme, pour évaluer si le PEL est véritablement le bon produit qu’il vous faut. Mais peut-être que vous êtes susceptible d’être davantage intéressé par une assurance vie au nom de votre enfant parce que vous êtes jeunes parents et que vous voulez sécuriser ses futures études ?

Aujourd’hui, Alexandra et Bernard ont peur de perdre tout ce qu’ils ont accumulé. C’est cette image figée qui les bloque. Pour prendre la bonne décision pour leur maison, Bernard et Alexandra doivent au contraire se projeter et imaginer leurs besoins à venir – et non leurs besoins à cet instant précis.

Garder leur maison n’est pas une bonne idée. La mettre en location implique de déléguer la gestion et de s’assurer de son bon fonctionnement. Vous imaginez Alexandra et Bernard  gérer les urgences liées au chauffage ou à l’électricité depuis l’autre bout du monde ? Pas sûr que cela fasse partie de leurs projets ! Ce sont autant de coûts de gestion supplémentaires à soustraire des revenus locatifs. Il vaudrait mieux investir la somme débloquée de l’achat de leur maison sur un contrat d’assurance vie, pour la faire fructifier, puis progressivement la sécuriser.

Et puis, la maison familiale sur deux étages avec trois chambres et une pièce de jeux, n’est sûrement pas celle qui convient le mieux pour leurs vieux jours. Il serait bien plus intéressant de débloquer cette épargne figée en vendant leur maison pour la transformer en épargne directement exploitable pour leurs projets. Et en profiter pour se tourner vers un projet immobilier plus adapté à leurs besoins à venir : avec une surface plus petite, une chambre parentale en rez-de-chaussée, proche des services de proximité, etc. 

Le mieux est donc de vendre leur maison aujourd’hui et de racheter un bien plus petit pour leur retour. Il ne faut pas oublier que les banques sont plus frileuses à l’idée de prêter de l’argent une fois passés les 65 ans. Certaines offres de crédit sont spécialement taillées pour les profils senior. Mais elles sont généralement plus chères, avec des conditions d’accès plus strictes.

Un équilibre entre épargne dynamique et sécurisée

En parallèle, l’idée pour Alexandra et Bernard est de se constituer un pécule suffisant pour leur tour du monde, qui soit plus dynamique que le Livret A, mais sans le risque de tout perdre au dernier moment. Imaginez… voir son capital disparaître à cause d’une mauvaise décision ou d’un marché trop fluctuant à quelques mois de leur projet ! Impossible pour Alexandra et Bernard qui s’engagent sur d’autres sujets avant leur voyage : assurances, santé, transports, etc. 

L’assurance vie est le bon placement car il s’adapte assez facilement aux différents projets de vie. Ce n’est pas pour rien qu’on l’appelle le “couteau-suisse” du patrimoine ! L’assurance vie étant un placement souple, il permet de doser les versements en fonction de ses moyens. Il est même possible de débuter avec quelques dizaines d’euros par mois. Alexandra et Bernard ont besoin dans un premier temps de dynamiser leur capital. Il a dormi trop longtemps sur leur compte courant, ne leur rapportant rien, au risque même d’être englouti par des dépenses urgentes imprévues. 

Pour eux, le plus pertinent est de commencer par un contrat à 50-50 : 50 % d’unités de compte et 50 % de fonds euros. Mais quelles différences entre les fonds euros et les unités de compte ? Très brièvement, la différence se situe au niveau du rendement et du niveau de risque. Allons un peu plus dans le détail. 

Les fonds euros sont directement gérés par les compagnies d’assurance et sont composés d’obligations d’état et d’entreprises, qui sont garanties. Dit autrement : il n’y a aucun risque de perte en capital et leur valeur ne baissera pas, peu importe les fluctuations des marchés. L’Etat se porte garant. Dans le pire des cas, Bernard et Alexandra ne toucheront pas plus que leur capital de départ et au mieux, ils percevront des intérêts ! Les personnes qui souscrivent à une assurance vie en fonds euros sont donc clairement des profils sécuritaires. En France, une grande majorité des encours d’assurance vie sont alloués aux fonds euros… pas étonnant pour le peuple de fourmis que nous sommes ! Par contre, le rendement espéré avec les fonds euros est moindre que celui des unités de compte. C’est le revers de la médaille.

Et les unités de compte ? Contrairement aux fonds euros, les unités de compte ne garantissent aucune sécurité : leur valeur évolue à la hausse ou à la baisse, selon les fluctuations des marchés financiers. La société de gestion n’a aucune obligation en termes de performances. La seule façon pour Alexandra et Bernard de maîtriser leur risque est de jouer avec le nombre d’unités de compte achetées : leur valeur en euros va évoluer, avec le risque d’y perdre bien évidemment, mais aussi d’y gagner ! Ils doivent donc rester prudents sur les supports en unités de compte.

La répartition avec 50 % d’unités de compte et 50 % de fonds euros semble un bon compromis pour le couple, qui veut faire fructifier son épargne, sans risquer de tout perdre.

Au fur et à mesure que l’échéance de leur départ arrive à terme, Bernard et Alexandra pourront sécuriser leur capital en basculant vers une part majoritaire de fonds euros. L’objectif restant de s’assurer les moyens nécessaires avant leur projet. Au final, ils peuvent espérer gagner un rendement significatif, évalué en moyenne à 5 % par an. 

Sur du court terme, Alexandra et Bernard peuvent s’essayer à l’investissement dans l’économie réelle sans prendre trop de risque, avec le crowdfunding. Comme pour Christelle, l’idée est de mesurer quel pourcentage de son capital allouer à des investissements comme le crowdfunding. Étant donné leur profil et leur projet, ils ne doivent pas investir plus de 2 ou 3 % de leur capital dans ce type d’investissement

Vendre leur maison et récupérer une épargne liquide pour la faire fructifier est la démarche la plus intéressante pour Alexandra et Bernard. Leur projet de tour de monde est l’occasion de réinvestir dans un logement plus adapté à leurs besoins futurs. Pour bien épargner, il faut se projeter sur du moyen-long terme avec une assurance vie. Le crowdfunding peut être un complément intéressant, mais avec un investissement très faible pour ne pas prendre trop de risque.

  • Le site ABE Assurance Banque Epargne Info Service dispose d’un dossier complet sur l’assurance vie. Il répond à toutes les questions que l’on peut se poser avant de souscrire à une assurance vie : frais, risques, profils, etc. Très pédagogique, il peut être d’une grande aide pour les débutants en épargne !
  • Vous voulez vous lancer dans le crowdfunding mais vous vous sentez perdu ? Sur le site de l’association Financement Participatif France, un portail permet de retrouver tous les projets à soutenir, selon le mode de financement, la somme à investir, le domaine d’impact, etc.

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